Rapport de la présidente Judy Kelley – novembre 2023
par Judy Kelley, Présidente du Conseil des commissaires de la CSLBP
La CSLBP est fière de la FCLPB (Formation continue Lester-B.-Pearson), le secteur de la formation des adultes et professionnelle. La FCLPB procure aux adultes la possibilité d’atteindre leurs objectifs professionnels dans une vaste gamme de disciplines. Je cite le site Web de Place Cartier : « L’éducation des adultes sert une vaste clientèle d’élèves de 16 à 80 ans dans deux campus de l’Ouest-de-l’Île. La visite des lieux révèle une grande diversité et une clientèle multiculturelle. Cette dynamique crée une communauté variée et dynamique. Notre bienveillant personnel veille à ce que tous nos élèves se sentent les bienvenus. »
« Les élèves fréquentent la Place Cartier pour diverses raisons, notamment pour suivre un programme d’intégration sociale, travailler en vue d’obtenir un diplôme d’études secondaires, apprendre à converser en français et en anglais, terminer les prérequis pour les programmes de formation professionnelle ou obtenir les crédits nécessaires pour s’inscrire au cégep ou à l’université. Nous voulons que nos élèves réussissent. Nous leur apportons les compétences, les informations et les conseils dont ils ont besoin tout au long de nos programmes et nous soulignons avec enthousiasme leurs réussites. »
Outre l’éducation des adultes, le secteur professionnel comprend 35 programmes. Pour n’en citer que quelques-uns, mentionnons : comptabilité, préposés aux bénéficiaires et aux soins palliatifs, technicien en pharmacie, préposés en soins dentaires, mécanique automobile, électricité, plomberie et chauffage, soutien informatique, esthétique, coiffure, restauration, sommellerie, boulangerie… et la liste est encore longue. Je vous invite à visiter le site Web pour mieux comprendre ce secteur important et incroyablement dynamique de l’enseignement public à la CSLBP.
Et pourtant, une motion a été déposée par le Parti Québécois à l’Assemblée nationale la semaine dernière pour que les centres de formation professionnelle de la Commission scolaire anglophone soient assujettis aux dispositions de la Charte de la langue française, une « faille dans la loi 101» qui a été rejetée par la CAQ, oui, mais non sans que le ministre Roberge ait déclaré qu’il avait l’intention de déposer un autre projet de loi ou une directive sur le sujet qui inclurait l’éducation des adultes. Je pense que je peux parler au nom de la majorité d’entre nous dans notre secteur et dire que nos cœurs ont collectivement sombré et que notre sang a bouilli. Pourquoi devrions-nous faire face à encore plus de lois ou de changements en matière d’admissibilité pour diminuer l’excellent travail que nous faisons en offrant à tous les adultes, quel que soient leur bagage, un accès à l’éducation et à la formation spécialisées pour les préparer à de nouvelles carrières, à de nouvelles possibilités et à des moyens essentiels, non seulement de changer leur vie, mais aussi de contribuer à la société québécoise de manière importante? Pourquoi un politicien ou un parti politique voudrait-il empêcher les élèves adultes de faire le choix personnel de poursuivre leurs études en érigeant intentionnellement des barrières à l’éducation? Espérons que l’empathie, la compassion, le respect de la dignité de la personne et le bon sens prévaudront à l’Assemblée nationale.
Il semblait que les commissions scolaires anglophones progressaient dans leur défense des droits de la minorité en matière d’éducation anglophone grâce à une décision claire rendue en août 2023 par le juge Lussier sur le projet de loi 40. Ce jugement confirmait nos droits de gouvernance. Puis, ce mois-ci, après que la QESBA ait exercé de fortes pressions en notre nom contre le projet de loi 23, Loi modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaire, qui comprend certains articles qui violent clairement l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés concernant notre droit de gérer et de gouverner nos commissions scolaires, et après que le porte-parole du Parti libéral du Québec en matière d’éducation se soit battu sans relâche pour faire suspendre ces articles inconstitutionnels du projet de loi, et après que le ministre de l’Éducation, M. Drainville, ait finalement accepté de déposer un amendement suspendant ces articles du projet de loi, les commissions scolaires anglophones ont de nouveau été confrontées à la possibilité d’avoir encore plus de défis à relever pour offrir la meilleure éducation possible à leurs élèves! Nous ne pouvons pas arrêter la lutte pour nos droits et pour l’éducation en anglais au Québec, même si nous nous sentons parfois épuisés et vaincus.
Je suis persuadée que nos enseignants en grève, nos professionnels, la section locale 800 et les autres membres du front commun ressentent la même chose. Ils ne peuvent pas abandonner la lutte pour s’assurer qu’ils recevront la reconnaissance qu’ils méritent, malgré la frustration qu’ils ressentent de ne pas être entendus et de devoir toujours se battre pour être respectés dans les professions qu’ils ont choisies, où ils veulent simplement pouvoir faire de leur mieux pour les personnes qu’ils servent dans notre société.
Vous entendrez dans les rapports du Conseil et les résolutions présentées ce soir que le Conseil des commissaires a été très investi et occupé par le travail de ses comités ce mois-ci, par l’examen de la consultation sur les politiques, par les discussions sur le travail effectué dans l’ensemble de la commission scolaire et par sa gestion et son rôle dans la direction de la CSLBP. Je vous rappelle également de lire le bulletin Pearson News pour découvrir les projets et les gens remarquables, innovants et extraordinaires qui travaillent dans les coulisses de la CSLBP.
Je vous remercie de votre civilité et de votre gentillesse, ainsi que de l’intérêt que vous portez à la CSLBP.
Judith Kelley – présidente, CSLBP